Informations sur les MSF/E

Contextualisation

Les MSF/E affectent environ 200 millions de filles et de femmes dans le monde. La pratique constitue non seulement un préjudice corporel portant atteinte à la santé de celles qui la subissent mais constitue également une violation des droits humains des filles et des femmes. Les MSF/E touchent principalement des jeunes filles de moins de 18 ans sans qu’elles soient impliquées dans le processus de prise de décision. La pratique est reconnue comme une violence fondée sur une inégalité entre les sexes. Ainsi, depuis plus de 30 ans TERRE DES FEMMES s’engage sur le sujet.

Notre vision est celle de l'égalité des droits, de l'autodétermination et de la liberté des filles et des femmes à travers le monde en maintenant des droits égaux et inaliénables pour tous.

 

MSF/E: de quoi s’agit-il?

Les mutilations sexuelles féminines/excision recouvrent toutes les opérations incluant l’ablation totale ou partielle des organes génitaux ou toutes autres interventions portant dommage aux organes sexuels des femmes pour des raisons non médicales ou thérapeutiques.

Les mutilations sexuelles féminines sont classées en quatre types, des pratiques les moins (I et IV) au plus sévères (II et III) :

Type I - La clitoridectomie correspond à l’ablation partielle ou totale du clitoris (partie sensible et érectile des organes génitaux) ou, plus rarement, seulement du prépuce (peau qui entoure le clitoris).

Type II - L’excision implique l’ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (c’est à dire les lèvres qui entourent le vagin).

Type III - L’infibulation comprend le rétrécissement de l’orifice vaginal par recouvrement, réalisé en sectionnant et en repositionnant les petites lèvres, ou les grandes lèvres, parfois par suture, avec ou sans ablation du clitoris. Dans ce type de MSF/E, les petites et/ou grandes lèvres sont accolées et une très petite ouverture est réalisée pour laisser passer l'urine et le sang menstruel. La désinfibulation a lieu à la nuit du mariage pour permettre des rapports sexuels et pendant l'accouchement. Après l'accouchement, généralement une ré-infibulation est à nouveau réalisée. Ce type de mutilation sexuelle féminine représente environ 15% de toutes les procédures.

Type IV - Toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins réalisées à des fins non médicales, telles que percer, inciser, piquer ou cautériser les organes génitaux.

 

Où sont pratiquées les MSF/E ?

La pratique est très répandue dans les pays d'Afrique subsaharienne: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Libéria , Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Togo, Ouganda.

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Elle est aussi commune en Asie du Sud, du Sud-Est et centrale et au Moyen-Orient: Afghanistan, Bahreïn, Inde, Indonésie, Iran, Iraq, Malaisie, Maldives, Oman, Pakistan, Singapour, Thaïlande, Yémen.

En raison des phénomènes migratoires, les MSF/E sont également pratiquéee dans de nombreux pays, tels que:
En Europe: Croatie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède et Royaume-Uni
En Amérique du Nord: Canada et États-Unis
En Amérique du Sud: Colombie
Et dans d’autres pays: Australie et Nouvelle-Zélande

On estime que plus de 3 millions de filles par an risquent de subir une MSF/E en Afrique, en Europe ce sont plus de 180.000 filles et en Allemagne environ 9 300 filles. 48 000 femmes rien qu'en Allemagne ont déjà subie une MSF avec des différences marquées entre les générations et les pays d'origine.

Face aux difficultés rencontrées concernant le recueil de données sur les MSF en Allemagne, TERRE DES FEMMES a réalisé ce document statistique sur la prévalence des mutilations sexuelles féminines par communautés.

 

Terminologie

Les militants utilisent couramment la terminologie « mutilation génitale féminine » ou MGF et non « circoncision » ou « excision » afin d'impliquer la douleur, l'abus et la violence infligée aux personnes touchées. En Français, le terme mutilation « sexuelle » est souvent privilégié à celui de « génitale » car il fait écho à l’ensemble des dimensions de la sexualité des personnes concernées et intègre toutes les conséquences de la pratique sur leur vie.

En outre, les termes - excisions ou circoncision – peuvent être confondus avec la circoncision masculine. Néanmoins, les MSF/E se distinguent par les intentions sociales et par la gravité des conséquences médicales et psychosociales.

Le terme circoncision est couramment utilisé au sein des communautés la pratiquant et par des professionnels en contacts avec des personnes ayant subies une MSF. Le terme tend à relativiser la gravité de la pratique et à banaliser cette dernière.

Le terme mutilation dans plusieurs contextes a une connotation extrêmement négative, notamment quand la pratique est perçue comme un signe d’amour et de transmission par les parents et est réalisée sans intention de nuire.

Par conséquent, les mots peuvent être utilisés de manière interchangeable en fonction du contexte ou de la personne avec qui nous dialoguons.

 

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